Stockly, la technologie au service des e-retailers

Nous accueillons aujourd’hui Eliott et Oscar, les fondateurs de Stockly. Ils nous font part de leur vision du retail, de l’entrepreneuriat, des bons plans pour trouver ses baskets… Le tout avec un souffle de jeunesse !

Quel est le concept de Stockly?

Eliott : Stockly, c’est la première technologie qui permet aux retailers de chaussures en ligne de se réapprovisionner en temps réel. Lorsqu’un revendeur sur internet a une rupture de stock, on lui permet de switcher le produit en mode marketplace. Cela veut dire qu’il pourra quand même le proposer à son client, mais il sera expédié par un tiers (un autre vendeur de notre réseau).

 

Parlez-nous de votre parcours, votre rencontre et votre décision de vous associer.

Oscar : On s’est rencontrés il y a six ans, en prépa au lycée Henri IV. On s’est mis à travailler en binôme sous l’impulsion du prof de physique, et ça a très bien collé entre nous. Ensuite on a fait chacun une école différente — je suis allé à l’ENS et Eliott aux Ponts. Trois, quatre ans plus tard, on avait tous les deux envie de monter une boîte, donc on s’est dit : reformons le même binôme qui avait si bien marché !

Les fondateurs

Et comment l’idée de cette boîte vous est-elle venue ?

E : Je suis passionné par les baskets, par la sneaker culture depuis longtemps. Je collectionne personnellement les baskets, et tous mes copains le savent et me demandent tout le temps comment trouver telle ou telle paire. Du coup, je me suis rendu compte d’un problème du marché : ce n’est pas du tout évident de trouver ses chaussures en ligne. En creusant et en commençant à travailler dans cette direction, je me suis rendu compte que si ce n’était pas facile de trouver ces chaussures en ligne, c’est parce que les revendeurs ont beaucoup, beaucoup de tailles à avoir en stock — du coup, toujours plein de trous. Quand tu vas chercher une paire de basket sur internet, il y a très peu de chances que le site que tu choisis ait ta paire dans la bonne taille, même s’il a le bon modèle. Pour répondre à ce problème côté revendeur, on leur a créé une technologie qui leur permet de se réassortir et de mieux répondre aux demandes qu’ils reçoivent.

 

J’ai lu que c’était encore plus vrai pour les paires féminines.

E : Oui, probablement. Pour les filles, un tuyau pratique : c’est pas mal d’aller voir dans les collections pour enfants. C’est souvent exactement les mêmes paires, elles sont moins chères, et il y a toutes les tailles qu’il faut !

 

Est-ce qu’il faut être pointu en chaussures pour être dans votre business ?

E : Pas nécessairement.

O : Il faut une belle connaissance de l’écosystème.

E : C’est ça, en fait c’est un écosystème un peu compliqué, comme le retail en général. Il y a plein d’acteurs qui font plein de choses différentes, certains achètent en propre, d’autres sont juste le relai entre les clients et les vendeurs et ont ce rôle de marketplace, d’autres sont hybrides… il faut rentrer dedans, comprendre ce que recherchent les sites et ce sur quoi ils cherchent à s’améliorer. Connaître les chaussures en particulier, non, d’ailleurs nous n’avons pas vocation à rester dans la chaussure. On commence par là parce qu’il y a un gros marché en ligne, mais on a vocation à aller sur plein d’autres verticales.

 

Alors, quelle est votre ambition pour Stockly ?

E : C’est de faire la première plateforme d’échange entre retailers sur internet, et de permettre à n’importe quel vendeur de vendre n’importe quoi, en pouvant se sourcer chez tout notre réseau de retailers.

 

Vous êtes jeunes ; est-ce un atout ou un handicap pour entreprendre ?

O : C’est un atout parce qu’on a peu de responsabilités et de restrictions personnelles. On n’a pas d’enfant ou autre, on peut se donner à plein temps. C’est un handicap car notre réseau n’est pas aussi développé qu’il ne le serait si on avait 40 ans et 20 ans de métier dans les pattes. On doit forcer la porte un peu plus, frapper un peu plus fort, mais on a le temps de le faire.

 

E : Je pense qu’il faut toujours voir sa jeunesse comme une force. Quand on est face à un client, on assume le fait qu’on est très jeunes —en plus, moi j’ai l’air d’avoir 16 ans. Quand on nous demande qui sont nos clients, on assume qu’ils sont encore petits. On assume tout ça pour dire à celui d’en face qu’il a l’opportunité d’entrer très tôt dans un projet intéressant, avec des jeunes qui ont les capacités techniques de faire évoluer les choses. On n’essaie pas de se grandir trop vite.

 

 

Vous avez tous les deux des profils scientifiques, est-ce un handicap de ne pas avoir de « vrai » profil commercial (no offense) ?

E : On aime apprendre sur le tas, on aime le côté technique. Ça fait deux, trois mois qu’on a lancé la commercialisation, on a fait beaucoup de progrès dans ce laps de temps ! C’est aussi pour ça qu’on lance une boîte, pour apprendre et progresser. On vient tous les deux de familles d’entrepreneurs, on a été éduqués comme ça, à ne pas trop se poser de questions de type « qu’est-ce que tu as fait avant » et « qu’est-ce que tu feras après », juste y aller.

 

Qu’est-ce que cette année d’incubation représente pour vous ?

E : Pour nous, ça représente surtout un moyen de se poser, d’être dans un écosystème avec des gens qui ont la même ambition que nous, c’est-à-dire de créer des boîtes dans le digital à forte valeur ajoutée, avec une grosse ambition de croissance. On a la chance d’être dans de super locaux. Globalement, nous c’est surtout l’environnement qui nous plaît beaucoup.

 

Nous espérons que vous avez apprécié cet instant avec Eliott et Oscar, leurs tuyaux, leur fibre entrepreneuriale !

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